L'intervention
Lors de son suivi hebdomadaire des flux bancaires centralisés sur la plateforme, notre équipe constate, sur deux mois consécutifs, une érosion progressive des revenus locatifs entrants sur le compte dédié à l'opération. En reconstituant l'ICR à partir de ces données, elle observe que le ratio est passé de 2x à 1,8x, sans avoir encore franchi le seuil contractuel de 1,7x. L'emprunteur n'a rien signalé.
Dans le même temps, une alerte automatique déclenchée par notre dispositif de surveillance des entreprises et dirigeants signale un événement affectant la société locataire qui représente une part significative des revenus de l’actif. L’analyse de cet événement révèle l’existence d’un litige concernant cette entreprise. Cette information n’avait pas été portée à la connaissance du fonds, alors même qu’une clause de notification des événements significatifs était expressément prévue dans la documentation de financement.
La dégradation de l'ICR trouvait ainsi une explication concrète. Pris isolément, le litige d'un locataire aurait pu sembler gérable. Couplée à une trajectoire de revenus déjà orientée à la baisse, elle dessinait un risque de franchissement du seuil contractuel à horizon de deux à trois trimestres. C'est cette lecture d'ensemble, produite par une équipe qui connaît le dossier dans le détail, qui a conduit à alerter le prêteur sans attendre.
"Covalt nous a appelés avant qu'on ait détecté quoi que ce soit de notre côté. Et quand ils nous ont exposé la situation, les pièces se sont immédiatement assemblées. On n'était plus en train de réagir à un incident, on construisait une réponse."
Directeur de participations, fonds de dette immobilière
Les options présentées
Notre équipe n'a pas seulement signalé le risque. Elle a présenté au prêteur les voies d'action que lui ouvrait sa position de créancier garanti, en distinguant ce qui relevait du cadre contractuel immédiatement activable et ce qui supposait un délai de remédiation.
Deux options ont été exposées :
➡️ La première était la renégociation assortie d'un waiver, pour traiter le manquement au covenant d'information à l’amiable, tant que la situation restait gérable.
➡️ La deuxième était l'activation du pacte commissoire, permettant au prêteur de se faire attribuer l'actif mis en sûreté en cas de défaut avéré, sans passer par une procédure de saisie longue et incertaine. Cette option permet la vente de l'actif mis en garantie, lorsque l'attribution directe n'est pas l'option recherchée par le créancier.
Dans ce cas, le prêteur a retenu la première option. Le dossier a été stabilisé avant la première échéance impayée.